hyp-n-osis

Masson Frédérick

Hypnothérapeute / Médium / Passeur d'âmes 

L'hypnose qui rend la parole à l'inconscient

L'hypnose existe depuis le début de l’humanité et fait partie intégrante de notre vie quotidienne. C’est un complément de grande importance pour tous les professionnels de la santé. L’hypnothérapie est une procédure en vertu de laquelle l’hypnotiste propose des suggestions au partenaire entraînant des changements au niveau physique et psychique. Il peut éventuellement y avoir des changements souhaitables à différents niveaux (style de vie, santé, perception, pensée, comportement, …) grâce à une modification des sensations physiques, des habitudes, de l’image de soi et de la motivation. (Newmark, 2005) (Eslinger , 2000)

Les états de conscience modifiés à usage thérapeutique ont été utilisés de façon très ancienne et dans de nombreuses cultures et traditions. (De Betz, 1985) Classiquement, nous situons les débuts de l’hypnose dans la médecine occidentale au milieu du XVIIIe siècle avec les travaux et la pratique de Franz Anton Mesmer (1734-1815). Le professeur Jean Martin Charcot (1825-1893), le père de la neurologie moderne et de la méthode anatomo-clinique, utilisa l’hypnose et l’enseigna à de nombreux disciples, notamment Sigmund Freud (1856- 1939), lors de ces fameuses leçons de l’Hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris. (Varin, 2013)

Apres une longue période de désuétude, l’hypnose médicale suscite un nouvel intérêt avec Milton Erickson, ses apports à l’hypnose sont majeurs. En particulier, il démontre que le processus d’hypnose est totalement naturel et accessible à tous. En cela, il s’oppose aux conceptions plus anciennes qui associaient hypnose à un état ou une personnalité pathologique qui rendait la personne hyper-suggestible. Il considère l’hypnose comme une science de l’intercommunication. Il développe alors toute une série d’outils hypnotiques basés sur le langage. L’efficacité de ces outils repose sur la notion de permissivité, approche non directive, qui laisse le contrôle au partenaire. Son approche permet également la découverte de l’auto-hypnose, où le partenaire apprend à se guider lui-même dans le processus hypnotique. (Halley, 2007) (Varin, 2013)

Au début des années 1990, les mécanismes neuronaux associés à l’hypnose ne pouvaient être identifiés que par électroencéphalogramme (EEG). L’introduction de l’imagerie médicale plus moderne, telles que l’imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle (fRMI) et la tomographie par émission de positrons (PET) dans le domaine des neurosciences, a permis l'étude fonctionnelle et morphologique du cerveau. (Rainville, 2002) (Maquet, 1999) (Faymonville, 2000) Ces outils de mesure ont apporté des éléments de compréhension à l’échelle du phénomène de l’hypnose, ainsi qu’à la physiologie du cerveau sous hypnose. Ils ont permis d’établir un parallélisme entre les impressions subjectives d'un patient sous hypnose et les changements physiologiques visibles qui apparaissent dans les différentes régions cérébrales. Les études d’imagerie médicale ont permis à leur tour de décrire l’état d’hypnose comme un état de conscience spécifique qui le différencie des autres états, comme l’éveil et la méditation. Le nombre d’articles scientifiques et de publications reliés aux applications médicales de l’hypnose se multiplient et leur qualité s’améliore jour après jour. (Rainville, 2002) (Maquet, 1999) (Faymonville, 2000) (Rainville, 1999)